Refuser la guerre
En Afghanistan, il serait bien difficile de trouver une cellule
d'Al-Qaida permettant de justifier la guerre contre le terrorisme. Il y a bien des poseurs d'I.E.D, des tireurs postés au passage des convois et aussi des "suicid-bombers". La
coalition les appelle "insurgés". Qui sont-ils vraiment ? On aurait tort de croire que ce sont des fondamentalistes adeptes de la djihad. Il s'agit le plus souvent d'afghans
excédés par le comportement et les exactions d'une armée d'occupation . D'ailleurs, on ne compte plus le nombre de victimes civils tués dans ce qu'on appelle pudiquement des
dommages collatéraux. De fait, il n' y pas de raison que cesse le cercle vicieux créé par la seule présence de l'ISAF.
Tout laisse donc penser que le but recherché n'est pas de vaincre le terrorisme mais de s'en servir pour justifier une présence armée permanente sur le sol Afghan et ceci à des fins géostratégiques.
L'armée française semble avoir intégré la nouvelle donne; voici la fin des opex en Afrique et l' arrivée de nos troupes sur un vrai champ de bataille où
nos soldats se retrouvent au coeur de leur métier.
La plupart sont là pour servir leur pays même si quelques "warriors" partent pour en découdre, et quelques ambitieux pour rapporter quelques médailles ou gagner la course
aux étoiles. L'Afghanistan est ainsi devenu un passage obligé pour "optimiser" une carrière militaire. Tout le monde se l'accorde: Il y a désormais deux
sortes de soldats français ; ceux qui y sont allés et les autres.
Il n'empêche. Même si on peut être en désaccord avec la position qu' il avait prise à l'époque, on se souvient qu'un certain général Paris de Bollardiere avait contesté
courageusement certaines méthodes. Aujourd'hui dans l'armée française, aucune voix ne s"élève contre cette guerre injuste.
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